Bienvenue sur le site de la Rose-Croix d'Or de Aix-marseille
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BIENVENUE !
Le centre « Provence » est un tout nouveau maillon de la chaîne des temples qui rayonnent la Lumière en Europe et dans le monde. |

|  | Page de contact pour notre centre de la ville de Aix-marseille Le Mercure C
80, rue Charles Duchesne
Pôle d'activités des Milles
13100 Aix en Provence
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|  | Vous pouvez aussi nous joindre par email
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| | Mardi 31 Janvier 2012 à 20h - , LE MERCURE BAT C 80 rue Charles Duchesne 13090 Aix en Provence
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| | | Mardi 07 Février 2012 à 20h - , LE MERCURE BAT C 80 rue Charles Duchesne 13090 Aix en Provence
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| | | Mardi 14 Février 2012 à 20h30 - , LE MERCURE BAT C 80 rue Charles Duchesne 13090 Aix en Provence
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| | | Mardi 21 Février 2012 à 20h - ESPACE SALVATOR, 19 bd SALVATOR 13006 Marseille
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| | | Mardi 13 Mars 2012 à 20h30 - , LE MERCURE BAT C 80 rue Charles Duchesne 13090 Aix en Provence
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| | | Samedi 17 Mars 2012 à 15h - , LE MERCURE BAT C 80 rue Charles Duchesne 13090 Aix en Provence
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Quelles activités pour celui, pour celle, qui cherche?
Le centre « Provence » est un tout nouveau maillon de la chaîne des temples qui rayonnent la Lumière en Europe et dans le monde.
Ouvert largement sur le monde, il offre de nombreuses activités gratuites pour le public chercheur:
LES THEMATIQUES : ce sont des soirées qui abordent un thème proche de l’Enseignement universel et qui vient croiser les notions diffusées dans l’Ecole de la Rose Croix d’Or. Chacun peut témoigner, questionner, apporter sa pierre à l’édifice de la soirée. Le travail du groupe dans le corps vivant de l’Ecole de le Rose Croix d’Or permet de fortifier sa connaissance, de s’élever au-delà des considérations habituelles et de goûter une unité, une lumière qui ne sont pas de ce monde mais caractéristiques de la vie de l’âme….
LES SOIREES PHILOSOPHIQUES : Ces soirées portent sur un thème existentiel. Cette thématique est abordée à partir des questions et des expériences de chacun. Chaque participant portant, s'il le désire, un regard croisé sur la problématique présentée. Chacun peut témoigner, questionner, apporter sa pierre à l’édifice de la soirée. Au cours de ces soirées se réalise aussi un travail qui consiste à mettre en lumière le témoignage donné en fonction du Plan ou de la Connaissance accessible aux travailleurs présents. On peut donc dire qu’avec ce travail il s’agit de faire émerger le sens de l’expérience, l’acceptation du vécu.
LES CONFERENCES PUBLIQUES : Réalisées par un spécialiste dans le domaine concerné, elles abordent des thèmes actuels qui questionnent le monde de la recherche et de la spiritualité. Elles regroupent des chercheurs venant de tous horizons.
LES SOIREES D’ENSEIGNEMENT : Elles sont conçues pour construire une connaissance intérieure basée sur la révélation gnostique. Ici pas de savoir mais reconnaissance ou résonance sont les maîtres mots. Pas de dogmes car tout apport doit être éprouvé, reconnu, fait sien. Chaque notion est une pierre sur le chemin qui mène vers la révélation, la libération, la transfiguration.
LE SERVICE : Toute personne souhaitant entrer en contact avec la Gnose vivante et prendre connaissance de son Enseignement est cordialement invitée à une activité spirituelle de la Rose Croix d'Or. Pendant l’activité de temple, un thème de la philosophie de l'Ecole de la Rose Croix d'Or est mis en lumière pour un approfondissement intérieur. Hors du temps trépidant et de l’espace chaotique, dans une atmosphère aux propriétés uniques, le service permet aux participants de s'orienter intensément sur la signification et le but de la vie. Le calme et le silence intérieur favoriseront l’écoute et la participation à ces moments d’introspection.
Cette activité commence à 20h30 précises et dure environ 45 minutes. Il est souhaitable et conseillé d’arriver une demi-heure avant dans la mesure du possible.
A la suite d’une participation régulière à ces activités, il est possible d’adhérer à l’association en tant que sociétaire. Cette adhésion permet l’accès à :
• la bibliothèque
• d’autres activités spirituelles dans le Temple local de la Rose Croix
• des séminaires (2 jours) conçus pour le renouvellement de l’âme.
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Janvier 2012
Un formidable courant de vérité, de révélation des choses à venir, se fera connaître au monde. Il se déversera sur tous les pays et les peuples qui seront mus par cette vérité. Les premiers signes avant-coureurs sont déjà visibles. Le monde et l’humanité sont poussés à dépasser leurs limites. Les hommes portent leurs regards sur les choses inter cosmiques, sur leurs rapports avec la manifestation universelle. Chacun peut ainsi comprendre que l’humanité doit devenir un instrument docile dans un grand plan de sauvetage.
L’Esprit de vérité ne parlera point de soi-même, ce qui veut dire qu’il ne se manifestera pas comme une Entité Centrale, comme une Divinité, car vous savez ce qui dans ce cas, arriverait. Des milliers d’hommes tomberaient à genoux, se complaisant dans une adoration muette ; d’autres milliers le renieraient. Une âpre lutte « pour ou contre » naîtrait ; et les éons naturels de notre septième domaine cosmique abuseraient, en raison de leur nature, de la situation.
Mais la vérité va maintenant, sous forme de mystère, émouvoir l’univers. Elle sera tantôt ici, tantôt là. Elle sera tantôt comme un chuchotement, tantôt comme un vent de tempête. Elle parlera à un moment donné de choses incompréhensibles qu’on aura peine à percevoir… pour témoigner ensuite de façon claire. Tous seront touchés, les grands comme les petits, les sages de ce monde comme les simples. Et c’est ainsi que s’éveillera, en faveur de la Gnose, une bonne volonté mondiale. Les vrais chercheurs, ceux qui aspirent profondément à la vérité, seront conduits vers les foyers de la nouvelle Fraternité en partance, afin d’être encore entraînés dans son sillage de grâce.
Ceci n’est qu’un aspect général de cette prodigieuse merveille. Il y en a un autre, très particulier, dont vous devez avoir connaissance.
Quand vous gravissez les sept marches du nouveau devenir de l’âme, il est évident que vous participez intensément à l’esprit de vérité. Et il vous fera connaître toute la vérité qui peut vous être révélée, il vous fera connaître intérieurement les choses à venir. Oui, c’est ainsi que, dès la première marche du nouveau devenir de l’âme, l’esprit de vérité possédera dans votre sang une base qui lui permettra déjà de témoigner de sa présence en vous…
Ainsi vous comprendrez ce qui dans un avenir très proche et de plus en plus vite, vous adviendra intérieurement. La vérité, la force et la sagesse éternelle du monde des âmest-vivantes grandiront en vous au fur et à mesure que vous gravirez les sept marches du devenir de l’âme. Cette vérité vous reliera indissolublement au salut éternel de la Gnose universelle.
Le Sceau du renouvellement
Catharose de Petri
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Mani, une ligne de conduite...
L’ « âme de Lumière » provient des forces du règne de la Lumière, tandis que l’ « âme du corps » provient de la même matière obscure d’où est né le monde périssable. Ces deux âmes ont les mêmes caractéristiques mais l’opposition fondamentale est la façon dont leurs caractéristiques opèrent dans la pratique.
Ces caractéristiques sont : réflexion, pensée, compréhension, intuition, décision. Les résultats montrent la différence fondamentale entre elle deux.
Pour l’âme du corps, les résultats sont : colère, incroyance, désir, haine, stupidité. Tandis que pour l’âme de Lumière ce sont : patience, foi, perfection, amour, sagesse.
C’est dans la pratique que l’on passe les « épreuves ».
Ainsi pouvez-vous, si vous voulez rétablir l’unité entre vous et le divin grâce aux pensées, sentiments et comportement, discerner quelle âme inspire votre vie et votre comportement.
Hymne de Mani (216-274) :
Que dois-je faire, Lumière, pour vivre véritablement ?
Donne tranquillité à tes mains et revêts-toi de la pure vérité.
Donne l’amour à ta conscience, donne la foi à ton intelligence,
Donne la perfection à tes pensées,
Donne la persévérance à ta décision,
Ainsi que la sagesse à tes réflexions.
Donne de l’espace en toi à la colombe aux blanches ailes,
Et qu’aucun serpent ne s’approche d’elle.
Ne donne lieu à aucune tristesse ou colère,
Soumets tes désirs,
Vaincs la prétention et l’arrogance,
Ne délaisse pas ton amour de Dieu.
Avec la perfection, tu deviendras parfait,
Avec la patience, tu supporteras tout,
Avec la Gnose tu comprendras tout,
Tiens-t-en à la loi intérieure,
Que tes actes soient parfaits.
Reste à cela pour toujours d’une fidélité inébranlable,
Et tu vivras, mon âme.
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Christianopolis, ville des Mystères...
En 1619 fut publié par Johann Valentin Andreae, un des fondateurs de la Rose-Croix du 17ème siècle, un ouvrage en latin intitulé « REIPUBLICAE CHRISTIANOPOLITANAE DESCRIPTION » (Description de la République de Christianopolis).
Christianopolis : la ville christique, la « Jérusalem céleste » ou « cité idéale », symbolisme utilisé par l’auteur pour inviter le lecteur à retrouver l’harmonie intérieure qui doit naître du rétablissement de la relation avec le pur champ de vie des âmes humaines libérées.
Quelques extraits de cette œuvre…
commentés par Yan Van Rijckenborgh dans
« CHRISTIANOPOLIS » (Editions du Septénaire).
Alors qu’en étranger je parcourais ce monde, endurant de nombreux régimes tyranniques et hypocrites, n’ayant pas encore trouvé l’homme qu’ardemment je cherchais, il me parut bon de me risquer de nouveau sur la Mer Académique, bien que celle-ci m’eût déjà fort souvent nui. C’est ainsi que je montai à bord du bon navire « Fantaisie » et avec beaucoup d’autres voyageurs quittai le port, exposant ma vie et ma personne aux mille dangers qui accompagnent le désir de connaissance.
Les conditions de notre voyage furent d’abord favorables. Mais des tempêtes de jalousie et de calomnie ne tardèrent pas à s’élever, qui soulevèrent contre nous la Mer Ethiopienne et nous ôtèrent tout espoir de calme traversée. Le capitaine et l’équipage payèrent de leur personne jusqu’au dernier. Par instinct de conservation nous ne nous donnâmes pas encore perdus, et le navire lui-même affrontait les récifs. Cependant la puissance des eaux s’amplifia. Alors que finalement nous avions déjà perdu tout espoir et que nous nous étions préparés à la mort plus par constatation de l’inévitable que par grandeur d’âme, le navire chavira et sombra.
Certains d’entre nous furent engloutis par la mer, d’autres furent dispersés au loin, tandis que d’autres encore, qui savaient nager ou avaient trouvé une planche, étaient entraînés vers diverses îles éparses sur cet océan. Les survivants ne furent que peu nombreux. Moi seul fus cependant rejeté enfin, sans compagnons, sur ce qui semblait être une minuscule motte de terre.
Tout me plut ici, sauf moi-même. L’île, aussi petite qu’elle parût, avait de tout en abondance et il n’était pas un lopin de terre qui ne fût exploité ou employé de quelque façon au bien général. L’île était située, comme je l’appris plus tard, dans l’hémisphère sud, à dix degrés du pôle sud, vingt degrés de l’équateur et environ douze degrés sous le signe du Taureau. Je ne voudrais pas entrer dans plus de détails sans importance.
L’île est de forme rectangulaire, d’un périmètre d’environ trente milles. Elle est riche de terres labourées et de prairies, irriguée par des rivières et des ruisseaux, ornée de forêts et de vignobles et elle pullule d’animaux. L’on aurait pu croire que le ciel et la terre s’étaient ici mariés en paix éternelle.
Alors qu’aux rayons du soleil matinal je faisais sécher ma chemise, le seul vêtement qui ne fût resté, un insulaire arriva soudain, appartenant aux veilleurs. Compatissant, il s’informa de mon malheur et comme il avait une sincère pitié de moi, me pria de lui faire confiance et de l’accompagner à la ville, où l’on me procurerait le plus nécessaire avec les bonnes dispositions habituelles à l’égard des étrangers et des exilés. Il ajouta : « Comme vous pouvez vous estimez heureux d’avoir été rejeté sur ce sol après un naufrage aussi terrible ! ». Ce à quoi je me contentai de répondre : « Que Dieu soit remercié ! Que Dieu soit loué ! ».
Alors que nous approchions de la ville, je fus particulièrement frappé par son apparence et sa beauté. Nulle part au monde je n’avais vu chose aussi belle ou qui puisse lui être comparée. Me tournant vers mon guide, je lui demandait : « Quelle heureuse fortune a donc fait ici sa demeure ? ». Il répondit : « Eh bien c’est ce qui dans ce monde est habituellement très malheureux. Car alors que le monde persécutait les bons et les chassait de leur communauté et de leur religion, ces derniers réunirent autour d’eux leurs meilleurs amis. Et après avoir traversé la mer et exploré divers lieux, ils choisirent finalement cette île afin de s’y établir avec leurs partisans. C’est alors que la ville fut construite, que nous nommes « Christianopolis » et qui doit être un refuge ou, si vous le préférez, un bastion de la vérité et de la probité. Vous éprouverez bientôt la générosité de notre république à l’égard de tous ceux qui se trouvent dans le malheur. Si vous désirez traverser la ville, vous devrez le faire avec cependant un œil impartial, une langue maîtrisée et un juste comportement – alors seulement cela ne vous sera pas refusé. La ville vous sera ouverte de toutes parts ».
Ce à quoi je répartis : « O heure bénie où, après avoir dû voir tant de monstruosités en crainte et tremblement, je jouis du privilège de percevoir quelque chose de vraiment aimable et beau. Je n’épargnerai ni bain, ni rasoir ou brosse pour être admis, lavé, rasé et purifié, dans le pur domaine de la bonté, de la vérité et de la justice. Car chacun sait depuis longtemps combien mes fautes et erreurs ont été funestes. O puissé-je voir un jour ce qui est meilleur, plus véritable et plus durable que ce que le monde a produit jusqu’à ce jour malgré ses belles promesses ! ».
Alors que nous atteignions la porte orientale, mon compagnon de route me présenta à la sentinelle de garde diurne, qui me salua poliment et demanda ce que je désirais. « Beaucoup » dis-je « car, comme vous le voyez, j’ai essuyé un naufrage. Estimant avoir ici rencontré Dieu en personne, comment n’y chercherais-je pas l’abondance de ce qui m’a tant manqué toute ma vie durant ? ».
La sentinelle sourit et me donna aimablement le conseil – puisque cette île ne souffrait rien qui ne lui convienne – de veiller à ne pas faire partie de ceux que les habitants n’avaient pas supportés auprès d’eux et qu’ils avaient renvoyés d’où ils venaient, c’est-à-dire les mendiants, les charlatants, les histrions et les oisifs, les touche-à-tout, ceux qui se préoccupent d’insolite ; les fanatiques dépourvus de véritable piété ; les empoisonneurs qui ruinent la science alchimique ; les imposteurs qui se présentent faussement comme frères de la Rose-Croix et autres qui souillent la science et la vraie culture. De tous ceux-là cette ville n’a jamais cessé de se méfier.
Après m’être lavé de tout soupçon par le témoignage de mon profond savoir et m’être engagé, avec force déclarations, à consacrer toutes mes énergies au service de la vérité et de la justice, la sentinelle déclara : « Il n’y a donc plus aucune raison que vous ne disposiez pas de notre bien, ni aussi, ce qui est encore plus important, de nous-mêmes ».
Sur ces mots, elle me prit par la main et me conduisit dans la demeure d’un des gardiens, qui ne se trouvait pas très loin, et me réconforta de précieux mets et boissons.
Maintenant que j’étais habillé de vêtements non point extraordinaires mais simples et commodes, il me remit à quelques compagnons qui m’amenèrent au second examinateur. Cet homme semblait né pour faire avouer à quiconque ses pensées les plus intimes et les plus cachées. Il répondit très aimablement à mes salutations et me posa amicalement plusieurs questions tout en observant minutieusement mon attitude et l’expression de mon visage. Plus souriant que grave, il s’informa, comme en passant, de mon pays natal, de mon âge et de mon mode de vie.
Nous échangeâmes quelques politesses et il me dit : « Sans aucun doute, mon ami, êtes-vous arrivé ici sous la conduite de Dieu, afin d’apprendre s’il est toujours nécessaire de faire le mal et de vivre selon les mœurs des barbares. Nous vous prouverons dès aujourd’hui que ce n’est nullement nécessaire, ainsi que nous le montrerons un jour à tous les hommes. Et nous le ferons avec d’autant plus de joie que votre nature et votre destin s’y prêtent excellemment, et que vous possédez un cœur ouvert à cela. Si vous êtes en effet guidé par Dieu, de sorte que vous soyez libre des convoitises de la chair, nous ne doutons plus que vous soyez déjà des nôtres et le restiez pour toujours ».
Tout en parlant ainsi, il me paraissait étudier si profondément le calme de mon être, l’expression de mon visage, l’exactitude de mes paroles, la tranquillité de mon regard, toute mon attitude, qu’il me semblait capable de sonder mes pensées les plus secrètes. Mais il le faisait d’une manière si affable et avec tant de considération que je ne pouvais rien lui cacher et avais le sentiment de tout pouvoir lui confier.
Après avoir ainsi mis mon âme à nu, il me dit enfin quelques paroles de science et termina par ces mots :
« Mon ami, vous voudrez bien me pardonner la façon si peu savante dont je me suis entretenu avec vous. Ne soyez pas découragé car, dans notre communauté, vous trouverez bien des personnes hautement instruites dans la science et dans la culture ».
En même temps il ordonna à un subordonné de m’accompagner vers un troisième examinateur. Il me donna la main en signe d’adieu, insistant pour que je sois confiant ; mais je pensais en moi-même : « Que le ciel me soutienne ! S’ils appellent cela un entretien peu savant, que doit-il m’advenir ? ».
Quand cette fois j’arrivai chez lui, je fus reçu avec autant d’amabilité que lors de ma dernière visite. Car je dois dire une fois pour toutes qu’il n’existe ici ni arrogance ni orgueil. Et cependant, dès que j’entendis cet homme parler, je me sentis plus confondu de honte que jamais. J’avais, comme Socrate, la sensation de ne rien savoir ; mais cela, dans un tout autre sens. Combien je regrettais d’avoir parlé de littérature ! Sur un ton des plus agréables, il me demanda dans quelle mesure j’avais appris à me maîtriser et à me mettre au service de mon prochain, à résister au monde, à être en harmonie avec la mort et à suivre l’Esprit ; quels progrès j’avais faits dans l’observation des cieux et de la terre, dans l’examen précis de la nature, dans les instruments de l’art, dans l’histoire et l’origine des langes, de l’harmonie du monde entier. Il me demanda encore quels étaient mes rapports avec la communauté religieuse, avec les saintes écritures, avec le Royaume des Cieux, avec l’école de l’Esprit, avec la fraternité du Christ, avec la communauté de Dieu.
Avec effarement, je remarquai combien peu de ce qui est offert à l’homme avec tant de générosité et d’abondance faisait véritablement partie de moi-même. L’unique chose qui me restait à faire en pareille circonstance était d’avouer sincèrement et je répondis : « Eminent Seigneur, toutes ces choses me sont parfaitement inconnues et je n’en ai jamais été instruit. Mais je peux vous assurer que j’ai très souvent été préoccupé à leur sujet, et que, désireux de les connaître, j’ai osé m’en approcher ».
Alors il s’exclama, presque en criant : « Vous êtes des nôtres, vous qui nous apportez une ardoise immaculée, comme lavée par la mer elle-même. Il ne nous reste qu’à prier Dieu qu’il grave en votre cœur, de son saint stylet, ce qui, selon sa sagesse et sa bonté, se révèlera pour vous. En vérité maintenant, vous contemplerez notre ville dans tous ses détails. Lorsque vous reviendrez, nous écouterons ce que vous voudrez bien encore nous demander et nous y répondrons pour autant que nous y serons mentalement prêts et aptes ».
Et il me fit accompagner de trois hommes : Béeram, Eram et Néariam, dont la tenue démontrait la dignité, et qui me conduiraient partout et me montreraient tout.
Suit la description de la ville…
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Le Symbole, langage universel
« La Vérité n’est pas apparue au monde nue mais en symboles et en images, sinon le monde ne pourrait pas la recevoir »
(l’Evangile de Philippe, Nag Hammadi)
A l’origine, le symbole est un signe hermétique marquant le rapport entre « haut » et « bas ». C’est la rencontre entre deux mondes : le supérieur et l’inférieur, le plan extérieur et l’arrière-plan, le conscient et l’inconscient, l’idée et l’apparence. Les anciens symboles religieux se rapportaient à la Vérité et à la voie qui y mène.
Le mot « symbole » vient du verbe grec « symballein » qui veut dire « rapprocher » ; un symbole est donc la représentation d’un concept ou d’un processus auquel la structure du symbole ressemble, pourrait-on dire. La notion de symbole était utilisée, entre autres, pour indiquer que deux moitiés d’un anneau ou d’une tablette délibérément cassés étaient de nouveau réunies. Ainsi l’union de deux éléments séparés et pourtant apparentés indique donc bien le rapprochement de deux choses sur un même plan. De là vient son sens actuel : indiquer qu’une chose inférieure peut exprimer une chose supérieure. Il s’ensuit que le symbole franchit une frontière qu’il est ainsi possible de reconnaître consciemment.
Il existe un langage universel qui s’exprime au moyen de la musique, des symboles et des images. Il ne s’adresse pas à l’intellect mais à l’âme qui s’éveille. Une onde porteuse confère au monde la beauté, et une force incite à créer de façon à toucher autrui. C’est dans cette langue que la Lumière se révèle dans la matière.
Un symbole universel est une porte entre le temps et l’éternité, un message spirituel relié à la vie divine, une force qui descend du champ de vie originel. Ainsi l’humanité reçoit-elle de l’aide pour découvrir la vérité manifestée, la comprendre et se transformer elle-même en une vivante réalité pour accomplir sa véritable destinée : retourner à Dieu.
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